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-- histoire de sens – senon.org sens, son histoire, ses monuments recherche menu principal aller au contenu principal aller au contenu secondaire accueil histoire antiquite moyen age epoque moderne monuments personnalites contact retour sur l’ancien site partage d’informations sur sens, son histoire, ses monuments, ses personnalités. publié le 11 novembre 2016 par senon.org répondre publié dans non classé | laisser une réponse l’histoire sénonaise des castors publié le 14 février 2016 par senon.org 2 préambule cet article a été réalisé grâce à la contribution de monsieur jean-paul tribouillard. sa famille est la première famille-castors à emménager à sens. présentation générale du mouvement des castors les castors auto constructeurs, c’est un mouvement coopératif apparu en france au siècle dernier, sous l’impulsion de gëorgia knap, surnommé « l’homme aux 80 métiers ». né en 1866 à troyes, fils d’un boucher de cette ville, il fut orphelin de bonne heure, et entra comme apprenti mécanicien aux chemins de fer de l’état. c’est grâce à cet apprentissage, au cours duquel il apprit la mécanique, qu’il dut plus tard de devenir à la fois, le concepteur, et le réalisateur de tant d’inventions dans de nombreux domaines : en mécanique, en appareillage médical, en architecture (la première « maison électrique »), en urbanisme (la première maison « préfabriquée »), et le concept du « cottage social » pour les revenus modestes. le cottage social ou la maison économique le concept de la maison économique consistait à profiter des nouveaux matériaux de construction peu onéreux comme le béton pour mouler directement la maison. gëorgia knap déposa près de 20 modèles différents dont le « goliath » fut le plus usité. ce mode de fabrication, moins coûteux que les méthodes traditionnelles, s’accompagnait du soutien de la part des associations d’aide à l’accession au logement de l’époque. a l’issue de la seconde guerre mondiale, une partie de la france est en ruine. il manque cinq millions de logements. comme l’état tarde à passer à l’action, des groupes de personnes en difficulté décident de s’organiser pour construire eux-mêmes leur logement. les ouvriers ont recours à cette notion créée en 1921 par le français gëorgia knap : la notion d’apport-travail. c’est la quantité de travail qu’un ouvrier s’engage à investir sur le chantier de sa maison qui remplace le capital nécessaire à cautionner un emprunt. ainsi, l’apport-travail, autrement dit, le temps de présence sur le chantier exigé pour chaque castor, sera estimé à 650 heures, prises sur les temps libres. il faudra en moyenne de deux à cinq ans à un ouvrier pour s’en acquitter. rappelons qu’à l’époque, la classe ouvrière travaillait cinquante heures par semaine et n’avait que quinze jours de congés par an. les castors a sens pierre barbier, p.d.g de la société « barbier fils et cie », spécialisée dans les matériaux de construction et la fabrication de produits en béton, lance un appel dans l’yonne républicaine, le 24 avril 1951, à tous ceux qui voudraient avoir leur maison. 80 personnes déposeront leur candidature à la permanence de la caisse d’epargne. 31 candidatures seront retenues. plusieurs organismes (caisse d’epargne , crédit immobilier, la caf ), et entreprises du sénonais en apportant des fonds, feront corps autour de pierre barbier président des castors . « le principe était simple. ce que mes castors ne pouvaient pas apporter en argent, je leur ai demandé de l’ apporter en travail. » (pierre barbier) le 1er octobre 1954, la répartition des pavillons a lieu en grande pompe à la mairie par tirage au sort. carte d’adhérent de 1955. avec cette carte, chaque « castor » de sens bénéficiait « à vie » d’une remise sur les matériaux de construction achetés à l’entreprise barbier (sable, ciment, parpaing etc…). voici les photos du début de la construction du lotissement des castors de sens, en juin 1952. c’est aussi là que débute l’histoire personnelle des castors, de monsieur jean-paul tribouillard. 14 juin, les premiers coup de pelleteuse. au fond les moulins dumée et le clocher du vieux saint-savinien. 16 juin 52 le camion citroën du père de mr jean-paul tribouillard sur le chantier des castors, chauffeur de métier, avant d’être gardien de la paix par la suite. 22 juin 52 la pause les fondations du numéro 2 un pavillon jumelé. la pose de la charpente le lotissement prend forme, mais la maison familiale au numéro 1 n’ est pas encore sortie de terre. au total 31 pavillons seront construits en 3 ans. 72201 heures de labeurs ont été effectuées par les castors sénonais, après leur journée de travail ou durant le repos dominical, et les congés payés. la vie après la construction « castor plage », avec les amis d’enfance de jean-paul tribouillard : fanfan, paulo et josette. jean-paul tribouillard pose devant la traction de son père, avec son amie josette, au 1 boulevard des castors vue aérienne la presse locale pierre barbier devant la maison des parents de jean-paul tribouillard (avril 1993) fabrication des hourdis plancher hourdis extraits d’un article de l’yonne républicaine du 30 juin 1993 : le témoignage des parents de jean-paul tribouillard, premiers habitants des castor. aux dires de la maman de jean – paul tribouillard, il est le premier petit castor. six mois après la parution de l’ article de l’ yonne républicaine son père pierre décède. pendant la construction des » castors « , il conduisait entre autre le camion d’ approvisionnement en matériaux, en plus de son travail de gardien de la paix. en 2009 c’est au tour de sa mère, suzanne, de les quitter. d’un commun accord, non sans regrets, la maison familiale sera cédée. le 1 boulevard des castors revendu et rénové. les nouveaux propriétaires continuent à bien l’entretenir, et l’ont modernisée. le dernier mot de la fin pour pour josette, l’amie d’enfance : » les castors, ce n’étaient pas seulement 31 constructeurs, ce furent 31 familles qui continuèrent à se serrer les coudes bien après cela. ton père pierre n’était pas le dernier à monter sur les toits des absents, après un fort coup de vent, pour replacer des tuiles, ou en mettre de nouvelles. ils avaient leurs réserves. et n’oubliaient pas leur statut de castors. ils ne sont plus que 3 à vivre aux castors mêmes aujourd’hui, je crois, mais certains de leurs descendants y demeurent encore. gilbert, brigitte…mes parents ont la chance d’être parmi les trois. le seul couple d’origine, je crois. et, ne t’en fais pas, vieux frère, tu restes le premier petit castor, puisque je suis une…castorette. bisous de jo » nous remercions vivement et chaleureusement monsieur jean-paul tribouillard. cette page a été réalisée à partir de ses sites web, dont voici les liens : http://paulo8938.eklablog.com/sens-les-castors-1952-a114888818 http://leblogdepaulo.eklablog.com/les-castors-autoconstructeurs-a103532201 liens annexes : source arte les castors (wikipedia) gëorgia knap (wikipedia) ________________________________ post-scriptum « les grandes surfaces n’existaient pas, et encore moins les drives. tous les jours on se rendait à l’ épicerie, à 200 mètres de notre domicile. pas de problème de stationnement ; il y avait même le pain. en plus le boucher et le charcutier faisaient des tournées avec le citroën type h surnommé à tord le tub. voici une photo de l’épicerie de mon quartier où ma mère faisait les courses. quand il n’y avait pas école j’aimais l’accompagner, et en plus j’étais copain avec le fils « nanou ». » jean-paul tribouillard, publié dans non classé | 2 réponses le mariage des parents d’édith piaf à sens publié le 20 décembre 2015 par senon.org répondre mobilisé à sens, au sein du 89 e régiment d’infanterie, louis alphonse gassion s’y est marié avec annetta giovanna maillard, le 4 septembre 1914. la légende veut qu’édith piaf soit née sous un lampadaire, rue de belleville, dans le xx e arrondissement de paris. en réalité, édith gassion, c’est son vrai nom, est née à l’hôpital tenon, porte de bagnolet, le 19 décembre